Les Samedis en Musique #114 – Neil Young

Né en 1945 à Toronto, au Canada, Neil Young est aujourd’hui l’une des figures phares de la scène folk rock et country rock. Malgré le fait qu’il se soit aussi régulièrement tourné vers le hard et d’autres genres musicaux, il n’en reste pas moins associé à un style plus doux, avec sa guitare acoustique et ses textes  souvent engagés.

Neil Young Jeune

Neil Young débute vraiment sa carrière musicale en 1962 et alternera entre du solo et son groupe The Squires avant de finalement rejoindre Stephen Stills pour créer les Buffalo Springfield en 1966. De 1966 à 1968, le groupe enregistra 3 albums qui leur permettront de s’imposer sur la scène internationale avec notamment l’excellentissime titre For What It’s Worth. Suite à quelques problèmes avec Stephen Stills, Neil Young quittera les Buffalo et vivra des années musicales très actives. Il reprendra sa carrière solo avec l’album Neil Young en 1968 comprenant le très bon I’ve Been Waiting For You, repris des années plus tard par Bowie ou même les Pixies. En 1969, il rejoindra cette fois le trio Crosby, Stills and Nash, groupe toujours officiellement formé. Neil Young collaborera à quelques reprises avec le groupe sur des albums dont Déjà Vu et 4 Way Street entre autres.

Mais c’est en 1972 que Neil Young atteindra des sommets avec le fabuleux album Harvest qui se classera au premier rang des charts aux USA et au Royaume Uni. Il s’agit d’un des albums les plus emblématiques de l’histoire du rock grâce à des titres tels que Heart of Gold et Alabama que je souhaite présenter aujourd’hui.

Alabama est le troisième titre de la Face 2 de l’album. C’est une musique folk rock dans laquelle Neil Young y critique clairement le racisme dans le sud des États-Unis, ce qui créera una vague de réactions dont la plus connue (et la meilleure) est très certainement celle de Lynyrd Skynyrd avec la chanson Sweet Home Alabama en 1974. Une partie des lyrics désigne clairement Neil Young :

Well I heard mister Young sing about her
Well, I heard ole Neil put her down
Well, I hope Neil Young will remember
A Southern man don’t need him around anyhow

Pour résumer ces quelques lignes, il est explicitement dit à « mister Young » que les hommes du sud n’ont pas besoin de lui. Ronnie Van Zant, fondateur et chanteur de Lynyrd Skynyrd s’exprimera suite à la polémique sur ces paroles. Il précisera que pour eux, Neil Young mettait tous les sudistes dans le même panier et que Young visait donc toute une population pour toucher une minorité.

Cette période correspond également aux plus tristes années de l’artiste. De 72 à 75, Neil Young s’enfermera dans une dépression qui mèneront à la création de trois albums plus noires que les précédents. Celui m’ayant le plus marqué est On the Beach qui me semble être plus triste que tous les autres. On The Beach et Ambulance Blues dégagent un désespoir fort de l’artiste ayant composé cet album sous l’influence de la drogue.

Durant les années 80, Neil Young touchera à différents genre musicaux : rockabilly, musique électronique… pour finalement retourner à ses premiers amours dans les années 90. La grande période de Neil Young restera tout de même les 60’s et 70’s avec ses plus grandes pépites aux côté des Buffalo Springfield puis le génialissime Harvest en 1972.

Et terminons avec une autre magnifique song : Like a Hurricane.

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2 thoughts on “Les Samedis en Musique #114 – Neil Young

  1. Bel article 😉 On en apprend tous les jours. C’est marrant d’écouter des titres presque tous les jours et de ne pas savoir leur histoire…. Old man est super belle. <3

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