Ciné Mois : mai 2015

Le mois de mai aura été l’occasion pour moi de voir 5 films au cinéma : Connasse Princesse des cœurs, Ouija, Mad Max : Fury Road, À la poursuite de demain et Girls Only. Un mois plutôt intéressant avec des films de tous les horizons et très inégaux.

Connasse, Princesse des cœurs

connasse

Je suis surpris de l’accueil de ce film. Il est globalement positif alors que je l’ai trouvé franchement très, très, très moyen. En gros, il faut comprendre par là que le film n’est pas top du tout. Même si techniquement Connasse est une réussite, essayer d’apporter un scénario à une série de caméras cachées est simplement sans intérêt. Je dois bien avouer que le jeu des caméras est intéressant et plutôt bien foutu mais si tout le reste ne tient pas la route ça ne me suffit pas. Certains gags sont franchement lourds, l’histoire est nulle à chier (l’héroïne veut juste pécho le Prince d’Angleterre) et parfois les caméras cachées n’ont même pas de raison de faire rire. Je pense notamment à certaines scènes en Grande Bretagne où elle insulte des personnes en français, ce qui ne me fait pas rire vu que je sais que les personnes ne comprennent pas les insultes.

Malgré cela, quelques scènes restent sympathiques et amusantes mais autant extraire ces moments pour en faire des vidéos en formats courts. La caméra cachée est difficilement portable sur grand écran en format long. Ça devient vite lourdingue et rendre ça intéressant sur au moins 1h30 relève de la prouesse. Bref, si je devais vous donner un conseil : passez votre chemin pour Connasse.

Ouija

Ouija

Autant Connasse a été plutôt bien reçu par la critique alors que je l’ai trouvé pas terrible, Ouija fait quant à lui l’unanimité : c’est de la grosse merde. Je crois que personne n’osera contredire cette affirmation. Je ne suis pourtant pas difficile quand il s’agit de cinéma d’épouvante. Même les films moyens arrivent à me faire rire et je passe finalement du bon temps à regarder quelque chose d’un peu « amateur » et légèrement ridicule.

Dans Ouija, à part Olivia Cooke dans le rôle principal, rien n’est récupérable. Le scénario est mauvais, tout est prévisible, la fin est naze au possible, les acteurs ne sont absolument pas crédibles et c’est tourné avec le fion. J’ai sérieusement l’impression que depuis Conjuring et You’re Next c’est la compétition de celui qui fera le pire film d’épouvante.

Pour que vous sachiez un petit peu de quoi ça parle, c’est une fille qui perd sa meilleure amie après qu’elle ait utilisé un ouija, une plaque de divination. Elle aussi va s’en servir pour communiquer mais va rapidement être confrontée à un esprit qui hante la maison de sa meilleure amie décédée.

Ne vous attendez même pas à sursauter avec Ouija. On sent tellement venir chaque screamer ou chaque moment censé angoisser ou faire flipper que le film ne fonctionne absolument pas. On s’emmerde du début à la fin. Pire que Connasse, Ouija est à jeter !

Mad Max : Fury Road

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ENFIN du lourd ! De loin, le meilleur film que j’ai pu voir ce mois-ci. Mad Max : Fury Road marque le grand retour de la trilogie d’anticipation sortie il y a maintenant plus de 30 ans. Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

BOOM ! Avec un univers de dingues et des personnages tous plus hauts en couleur les uns que les autres, Mad Max : Fury Road est a grosse claque que j’attendais. Max est bien évidemment au cœur du récit mais n’est pas spécialement le personnage le plus mis en avant dans le film, et ça c’est une putain d’idée de génie. Le film est une sorte de course poursuite interminable qui ne donne pourtant pas l’impression d’être trop longue. Chaque attaque, chaque baston ou tout bonnement chaque moment est à la fois comme le précédent mais complètement différent. Chaque personnage ayant un objectif différent, chaque affrontement met en jeu des enjeux radicalement opposés.

Ajoutons à cela des effets visuels dingues au possible, un univers ultra travaillé, peu de dialogues mais énormément de messages et de réflexions sur des thématiques diverses (religions, etc.) abordés par la mise en scène et l’histoire… et vous obtenez le premier opus d’une nouvelle saga qui promet de tout défoncer dans les années à venir.

Malgré tout cela, la fin m’a légèrement déçu et j’espère que le prochain film rebondira correctement sur ce final un peu mou par rapport au reste.

À la poursuite de demain

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Dernier film live en date pour Disney, À la poursuite de demain (ou Tomorrowland en anglais) est le dernier bébé de Brad Bird (Les Indestructibles, Ratatouille, etc.) avec un casting aux oignons : George Clooney, Hugh Laurie ou encore Britt Robertson.

On y suit Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, qui s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune… Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin !

Voilà très certainement le film le plus sous-estimé du moment. C’est de la science-fiction rafraîchissante avec un travail extraordinaire sur le visuel et sur la symbolique et même si tout ne réussit pas toujours, le réalisateur a le mérite d’avoir des idées et d’essayer de les mettre en oeuvre. Je ne me suis pas ennuyé une seule minute, le film n’est pas tombé dans la facilité en nous proposant 80% de ses scènes dans cette fameuse cité futuriste, une bonne partie des péripéties se déroulent directement sur Terre et c’est vraiment pas mal du tout. On a même le droit à quelques magnifiques plans sur Paris avec une putain d’esthétique steampunk super classe quoi !

Et le jeu des acteurs est sincèrement nickel. Pour une fois Clooney ne fait pas que du Clooney. Hugh Laurie nous sert très certainement une des meilleures scènes du film avec son excellent discours de bad guy et la petite fille qui apparaît tout au long du film est géniale.

Après, il faut bien se dire que le film se destine aussi aux enfants. On ne va pas toujours taper dans la complexité mais ça marche super bien. Le message véhiculé est pas mal et peut être moins saoulant que ce qu’on a l’habitude de voir habituellement chez Disney. Donc, sérieusement, A la poursuite de demain est une bonne surprise et ça m’attriste de voir les mauvais résultats d’un projet comme celui-ci.

Girls Only

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Avec Keira Knightley et Chloë Moretz, Girls Only faisait forcément partie des films que je devais voir au mois de mai. La première avait été bluffante dans Orgueil et Préjugés (et dans Imitation Game aussi) et la seconde a quand même interprété avec talent Hit Girl dans les deux films Kick-Ass donc… c’était la comédie à voir absolument.

Et bien Girls Only est très rafraîchissant. Voilà le synopsis : A l’aube de ses 30 ans, on ne peut pas dire que Megan soit fixée sur son avenir. Avec son groupe d’amies déjà bien installées dans la vie, le décalage se creuse de jour en jour. Et ce n’est pas le comportement des hommes qui va l’apaiser ! Au point qu’elle se réfugie chez Annika, une nouvelle amie… de 16 ans. Fuyant avec joie ses responsabilités, elle préfère partager le quotidien insouciant de l’adolescente et ses copines. Jusqu’à croiser le père d’Annika au petit-déjeuner…

Ce film traite assez intelligemment plusieurs sujets : la difficulté à rentrer dans le monde adulte, l’adolescence, l’enfermement dans une vie et bien d’autres thèmes que j’apprécie beaucoup. Le marketing a vendu le film comme une production destinée aux filles mais je pense que nombreux sont les garçons à pouvoir se retrouver dans le personnage de Megan (Keira Knightley). Qui ne s’est jamais demandé s’il était fait ou non pour la vie d’adulte ? Qui n’a jamais eu de problème pour aborder quelqu’un dans son adolescence ? Ou qui n’a jamais eu l’impression de passer à côté de quelque chose en voulant faire comme les autres ? Je pense que tout le monde est concerné par ce genre de questionnements. Et c’est pour cette raison que je suis persuadé que Girls Only peut plaire à différents types de public.

Personnellement, j’ai passé un super moment devant ce film. Il n’a rien de révolutionnaire mais ce n’est absolument pas ce que je demande à ce type de comédie. Je veux vivre une histoire, rire un peu et me retrouver dans les agissements de certains personnages. Girls Only y parvient très correctement et c’est avec plaisir que je le reverrai au moment de sa sortie en DVD ou Blu-Ray.

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