Love, la série anti rom-com des temps modernes

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Love est l’une des toutes dernières nouveautés du catalogue Netflix. Je me suis laissé séduire par les quelques messages du community manager du compte Twitter de Netflix et j’ai dévoré les 10 épisodes de la première saison en deux jours seulement. Véritablement touché par la subtilité, la sincérité et le modernisme de cette série qui réinvente la comédie romantique, je vous propose aujourd’hui mon avis sur cette belle découverte.

Los Angeles. Elle est belle, un caractère de chien et addict à l’alcool, à la drogue et aux relations foireuses. Il est gentil, un peu paumé et se révèle être particulièrement relou par moments. Rien ne les destinait l’un à l’autre et, pourtant, une rencontre dans une épicerie de quartier va changer la donne. Je crois que je suis plutôt fier de mon synopsis fait maison.

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J’aime bien les comédies romantiques. Mais je n’aime pas vraiment qu’on se foute de ma gueule, c’est ça le problème. On a eu le droit à pas mal de rom-com ces dernières années. Des plutôt chiantes et des plutôt chouettes (Girls, New Girl, etc.), mais Love a ce petit quelque chose en plus. Par exemple, même si je trouvais que Girls apportait un léger vent frais avec ses vingtenaires entrant dans la vie professionnelle et leurs états d’âme, Love s’inscrit véritablement dans son temps. Pour une fois, on est face à une série qui met en scène des personnages qui, dans un contexte californien différent du notre, nous ressemble. Ils peuvent être chiants, ne se rencontrent pas forcément, et communiquent pas mal par SMS ou par téléphone. Parce qu’il faut bien se l’avouer, l’amour en 2016 n’est pas ce qu’il était il y a encore 20 ans. Aujourd’hui on chatte et on textotte, on examine la page Facebook des autres et on check leurs photos Instagram. C’est une réalité qu’on retrouve dans Love et qui est parfaitement retranscrite. Les personnages utilisent les réseaux sociaux dans leurs relations amoureuses, comme nous, doutent, comme nous, réagissent comme des cons, comme nous… Bref, c’est nous, en plus beaux (quoique le mec a un sacré gros pif) et aussi nazes mais à la sauce californienne.

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La série est par moments très intelligente. Je vous disais précédemment que les personnages ne se rencontrent pas forcément comme c’est le cas dans notre quotidien. Quand on ne voit pas son copain ou sa copine, on lui envoie des SMS. Quand on vient de se fâcher, on jette un œil à son Facebook pour voir si quelque chose s’y passe. Quand l’autre passe du bon temps sans nous, on essaye d’en savoir un peu plus grâce à Instagram. Et la série montre ces moments de malaise dont on n’est pas très fiers. Vous voyez ce moment où vous envoyez deux ou trois SMS auxquels on ne vous répond pas. Ou celui où vous aimeriez que l’autre soit aussi triste que vous mais semble s’éclater avec ses potes et publie les photos en ligne. Love c’est ça.

Cette série ne vaut pas le détour seulement parce qu’elle traite ses personnages avec une certaine sincérité. Love c’est aussi un doigt d’honneur à l’industrie hollywoodienne. Gus, notre héros, bosse dans une boite de production et de réalisation de série. On y découvre des auteurs nuls à chier et des acteurs pas forcément tous très malins. Cette idée, et plus précisément le fait que la série veuille prendre les rom-com à revers, est parfaitement illustrée par une scène où Gus balance des blu-ray depuis sa voiture. Il jette des classiques comme Pretty Womanen s’écriant : « Des mensonges, des conneries, qu’ils aillent se faire foutre. ». Et on en revient de nouveau à ce que je disais avant. Love se rapproche plus de la réalité : des rencontres inattendues, des relations compliquées, des hauts et des bas sans forcément de happy end.

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Que dire de plus sans trop en dévoiler sur les rebondissements ? Je crois avoir assez fait l’éloge de Love comme ça. La première saison est une franche réussite. On dévore rapidement les 10 épisodes de 30 à 40 minutes. C’est une comédie romantique comme je les aime : dans l’ère du temps, originale et plutôt réaliste. Si je devais faire un parallèle avec le cinéma, elle me rappellerait légèrement (500) jours ensemble de Marc Webb avec Joseph Gordon-Levitt et Zooey Deschanel. Les évènements et les personnages sont complètement différents mais, tout comme ce film, Love change de ce qu’on a pu voir par le passé et dépeint un tableau qui, personnellement, me touche beaucoup plus que ce que je peux voir habituellement. Ah, et j’ai oublié de dire qu’il y a plein de super beaux plans.

Bon, voilà, Love c’est trop cool, matez moi ça sur Netflix et puis c’est tout ! Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre la saison 2. Et si je n’ai pas réussi à vous convaincre, j’espère que le trailer le fera mieux que moi.

3 commentaires sur “Love, la série anti rom-com des temps modernes

  1. Salut. C’est cool que tu parles de cette série, car je l’ai découverte hier sur un site. En fait, je pensais qu’elle était sympathique, mais le premier épisode ne m’a pas plu. Je pense que, comme toi, je ferais mieux de regarder la suite… Peut-être que je changerai d’avis.

  2. Salut. Je suis content de lire cet article, car j’ai entendu parler de cette série, mais jusqu’ici, je n’ai pas encore eu la possibilité de la voir. Du coup, tu m’as bien éclairé dessus. Merci pour le partage. Ciao !

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