Plata o plomo ! Narcos, série coup de cœur.

Narcos c’est 2 saisons pour le moment, c’est diffusé sur Netflix et ça parle d’un des plus grands gangsters de tous les temps : Pablo Escobar. Une semaine ou 10 jours à voir de la drogue, des truands, des meurtres, des trahisons… et malgré ça, j’ai envie de décoller pour la Colombie. C’est pas que les coins dangereux m’attirent mais cette série m’a vraiment donné l’impression que la Colombie est un pays incroyable. Il s’en dégage quelque chose de fort, comme une âme. Je ne sais pas si ça vient de l’amour que semblent porter les Colombiens pour leur pays, du fait que leurs forêts ont l’air magnifiques ou que leurs villes paraissent folles mais… wahou ! Je veux y aller !

Loin d’un simple biopic de Pablo Escobar, Narcos retrace la lutte acharnée des États-Unis et de la Colombie contre le cartel de la drogue de Medellín, l’organisation la plus lucrative et impitoyable de l’histoire criminelle moderne. En multipliant les points de vue — policier, politique, judiciaire et personnel — la série dépeint l’essor du trafic de cocaïne et le bras de fer sanglant engagé avec les narcotrafiquants qui contrôlent le marché avec violence et ingéniosité.

Ce n’est pas la première fois que j’ai l’occasion de me pencher sur le cas de Pablo Escobar. J’ai déjà vu quelques docu, lu des bouquins à son sujet mais là c’est Netflix qui est derrière. Et qui dit Netflix dit grosse machine de production bien foutue. Au final, quand tu regardes Narcos, tu n’as pas l’impression de mater une série documentaire. Tu regardes une série, point. Tu t’attaches à certains personnages alors que tu les détestes dans le même temps. Et tu arrives même à serrer les fesses alors que tu sais comment ça va se finir puisque c’est tiré de faits réels.

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Narcos c’est avant tout des acteurs hallucinants. Vraiment. Wagner Moura est complètement imprégné de son personnage. Par moments, j’avais envie de faire des câlins à Pablo Escobar, pour le consoler, alors que le mec est un putain de barjot meurtrier. Et tout le casting tient la route. Sa femme est ultra touchante, les autres tarés du cartel de Medellín sont dingues, les flics et les politiques sont détestables au possible… bref, une sacrée brochette de connards bien interprétés.

Et c’est là une des grandes forces de la série : elle nous montre que même les « gentils » sont des salauds. Les flics, la DEA, les politiques colombiens et américains… ils sont tous devenus fous et prêts à tout pour chopper Pablo Escobar. Plus aucune limite : mensonges, manipulations, alliances, menaces, meurtres… finalement qui était le pire ?

Et pour appuyer le propos, le réalisateur a extrêmement bien fait d’intégrer des images d’archives pour nous rappeler de temps en temps que « oui, vous matez une série mais, en plus, c’est pas de la fiction ! ». Et pour couronner le tout, ça nous montre à quel point les acteurs peuvent être convaincants et ressemblants.

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La bonne nouvelle, Netflix a déjà annoncé une saison 3 à Narcos. Pablo est peut être mort (c’est pas du spoil, on le sait tous !), le trafic de drogue est loin d’être terminé en Colombie. En tout cas, j’ai terriblement hâte de découvrir ce que nous réserve la suite qui, elle, est un peu plus trouble dans mon esprit.

Pour déclarer mon amour à cette série j’ai également fait une petite playlist qui compte certaines musiques de la série mais quelques autres chansons colombiennes et, plus largement, d’Amérique latine. Elle est accessible sur Soundsgood.

 

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