Mon avis sur Stormfall : Age of War

Ce n’est pas tous les jours que je me lance dans un exercice comme celui-ci. Pour une fois, je me lance dans l’analyse d’un jeu mobile lourdement axé sur la dimension massivement multijoueur. Les MMO mobiles ne sont pas une nouveauté et pas ma spécialité, mais quand il est question d’en citer qui vaille le détour, je me permets d’être au rendez-vous. Voici donc mon avis sur le jeu StormFall Age of War.

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Présentation de StormFall : Age of War

Si vous êtes habitués du blog, vous savez certainement que j’ai une préférence prononcée pour les jeux Nintendo ou le rétrogaming. Je ne joue que peu sur mobile si ce n’est à Pokémon Go, Chash Royale ou Monument Valley. Ce n’est pas que je méprise les MMO ou les jeux mobiles, mais je leur reproche quand même l’investissement considérable qu’ils peuvent représenter. Il y a certes des exceptions, et c’est vers l’une d’entre elles que je me suis orienté.

Tout d’abord, il s’agit d’un jeu mobile. Pas besoin d’un smartphone de malade ni d’un forfait 4G de 20Go, ça peut être appréciable. Le jeu est une reprise officielle d’un jeu pour navigateur lancé en 2012 par Plarium. Pas d’abonnements à la rentabilité douteuse, pas de périodes d’essai ou de limitations dans l’évolution, le jeu invite simplement à se distraire en communauté au premier abord. J’ai pu jouer à mon rythme, sans jamais être obligé de débourser de l’argent pour garantir mon évolution ou tout simplement pour conserver mon avancement dans le jeu.

Un MMO qui a fait ses preuves

Lancé en 2012, StormFall devient la même année l’un des jeux sociaux à la croissance la plus rapide sur Facebook (je n’y jouais pas à ce moment). Et la version mobile semble être du même calibre que son prédécesseur. Jeu de stratégie en temps-réel, il adopte une vue d’oiseau qui n’est pas sans rappeler celle des jeux de stratégie les plus populaires. Et à bien des égards, la direction graphique de StormFall semble à la hauteur de celle d’autres jeux RTS sur PC ou mobile. Par exemple, vous pourrez constater que les animations sont spécifiques à chaque action, et que les bâtiments changent d’apparence pour refléter leur niveau d’évolution. Un moyen pratique de savoir d’un coup d’œil où en est un autre joueur.

Du point de vue du scénario, les choix de l’éditeur sont encore une fois bien pensés. Lorsque j’ai lancé le jeu, un tutoriel animé et narré (par Megan Fox, no fake) m’a vite fait comprendre la situation. J’incarne un commandant auquel son suzerain a donné un ordre ambitieux : réunifier par tous les moyens les terres fracturées du Royaume de StormFall. Il n’est donc pas exclu d’attaquer d’autres joueurs, de négocier avec eux, ou de s’allier à des troupes démoniaques… tous les moyens sont bons !

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Un jeu facile à aborder

Se lancer dans un jeu lancé en 2012, avec 4 ans de retard peut-être assez intimidant. Mais, la version mobile du jeu rassure énormément grâce aux nombreux garde-fous qui ont été mis en place pour protéger les nouveaux joueurs (même si certains ne deviennent apparents que lorsqu’on passe certains caps de son évolution).

Dès le départ, le jeu met l’accent sur trois éléments cruciaux : la puissance militaire, la maîtrise des arts perdus et les interactions entre joueurs. Le dernier de ces éléments est celui auquel j’attache le plus d’importance. Si un jeu se veut être un MMO, il devrait apporter de véritables garanties d’un jeu en commun. L’approche choisie par StormFall est celle des alliances militaires. Les joueurs sont invités à créer ou rejoindre des ligues afin de travailler ensemble pour gagner plus de territoires et plus d’influence. Ce n’est pas une approche nouvelle, mais dans le cadre d’un jeu de stratégie, je pense que c’était le meilleur choix. D’autant plus qu’ajouter ses amis Facebook donne la possibilité de jouer entre amis.

Contrairement à d’autres jeux, l’écart de niveau entre nouveaux joueurs et vétérans n’est pas un fossé abyssal. Même si je ne m’en suis jamais pris aux joueurs les mieux classés, j’ai vite compris que l’avantage revient aux joueurs qui développent le mieux les arts perdus.

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Un compromis intéressant

Il y a pas mal de choses à dire sur StormFall pour un jeu mobile : ses guerres de ligues régulières, ses événements périodiques qui permettent aux joueurs de booster leur évolution, etc. Mais, je pense que le moyen le plus pratique de découvrir le jeu est de le tester par soi-même. Contrairement à pas mal de MMO, on ne se sent pas obligé de se connecter quotidiennement pour gérer sa cité. Vous n’aurez pas à chronométrer les files de réalisation de vos missions et vous ne serez pas cantonnés dans un schéma d’évolution standard. Un jeu qui ne vous impose rien, et qui vous laisse le luxe d’évoluer comme bon vous semble, c’est appréciable !

Terrace House : Netflix m’a fait aimer une télé-réalité japonaise !

Terrace House

Il n’y a pas si longtemps que ça, je me suis rendu compte que ça faisait 8 ans que je ne regardais plus vraiment la télévision. Il faut bien avouer que je ne m’y retrouve absolument plus : des programmes à heures fixes, beaucoup de publicités et une quantité astronomique d’émissions qui me donnent envie de creuser un trou pour y enfouir ma tête. Des JT en quête de buzz, des animateurs que je voyais depuis 15 ans et surtout des télé-réalités de plus en plus nombreuses. On me propose de voir des crétins raconter des débilités autour d’une piscine à longueur de journée… non merci, ce n’est pas pour moi. J’ai internet. Tu vois ce truc magique où tu peux regarder ce que tu veux et quand tu veux. Le combo Youtube + Netflix + quelques replay me sert finalement de « télévision » au quotidien. Et puis je suis tombé sur un article de Gronemo (merci Harebourg) dédié à une télé-réalité japonaise diffusée sur Netflix : Terrace House : Boys & Girls in the City. Le pire, c’est qu’il m’a vendu son machin, le salaud ! Et c’est un gros coup de cœur !

J’ai découvert la télé-réalité un peu comme tous les jeunes des années 90, et les plus anciennes générations, avec Loft Story. J’étais un peu passé à côté du bousin. J’étais certainement trop jeune pour capter le délire et mes parents n’étaient pas vraiment portés sur ce genre de programmes si je me souviens bien. Aujourd’hui, le peu d’images que j’ai en tête quand je repense à Loft Story n’a rien de flatteur pour les candidats de l’époque. Pour preuve, mon premier réflexe pour illustrer mon propos a été de taper « loft story loana piscine ».

loftstory
Les mayas avaient annoncé que la fin du monde serait initiée par cette scène de cul aquatique.

S’en est suivi un bon paquet de daubes : La Ferme Célébrités, Secret Story, Carré Viiip, Nice People, L’île de la tentation, Greg le millionnaire, les Anges de la télé-réalité ou les Ch’tis sont quelques exemples qui me viennent en tête. Leur point commun ? Des idiots qui vivent ensemble 24/24 et 7/7 dans une maison ou dans un espace clos, tous aussi vulgaires et ridicules que les animateurs des télé-réalités en questions. L’objectif ? Vous satisfaire de deux manières : vous filer votre dose de voyeurisme quotidien et vous faire sentir intelligent à côté des débilos’ se pavanant le fion à l’air qui vous présentent l’émission. Bref, les spectateurs mangent de la crotte mais en redemandent toujours plus.

le ferme célébrité
Christophe Dechavanne et son humour douteux avec Patrice Carmouze et sa dignité perdue.

Voilà, j’ai fait ma déclaration d’amour aux télé-réalités, du moins à un type de télé-réalités. Koh-Lanta, Pékin Express, etc. c’est un autre délire et ça n’a rien à voir avec le sujet du jour. Même si je n’en peux plus non plus.

Terrace House : Boys and Girls in the City est une télé-réalité japonaise qui reprend le principe des show dont je vous ai parlé en y apportant quelques modifications. Pour faire simple : 3 filles et 3 garçons vivent désormais ensemble dans une somptueuse maison. La différence avec nos programmes ? Ils ont beaucoup plus de liberté, ils continuent à vivre leur vie habituelle mais rentrent tous les soirs à Terrace House. En fait, c’est une sorte de télé-réalité sur une collocation dans une maison de luxe à Tokyo. Et, en plus de ça, ils ont le droit de quitter l’émission à tout moment si ils considèrent qu’ils n’ont plus rien à faire là-bas. Il n’y a pas d’argent en jeu et donc une raison de moins de rendre les candidats complètement fous. On n’a pas l’impression qu’ils sont là pour faire la une de la presse people, ils semblent juste tous souhaiter évoluer et Terrace House semble être un moyen d’atteindre cet objectif.

Ce qui est assez surprenant avec Terrace House, c’est que je regarde ça comme je regarderais une série. J’ai dévoré les 18 épisodes disponibles sur Netflix en seulement quelques jours. Chaque épisode retrace une semaine de vie à Terrace House en 30 minutes et c’est une très bonne chose. Cette formule force la prod’ à aller à l’essentiel et on ne garde que les meilleurs moments de la semaines, ceux où l’on voit les « candidats » évoluer personnellement ou dans leurs relations avec les autres.

Terrace House candidats
La dream team du début de la saison 1  ♥ De ↖ à ↘ : le sportif, la petite mignonne, le déterminé, la belle mystérieuse, la bonne pote et le BG.

Je me suis surprise à m’attacher très rapidement aux différents candidats. Je pense que c’est certainement du au fait qu’on nous les présente dans leur vie quotidienne, simplement. Ils vont au travail pendant la journée, rentrent à la maison, sortent de temps en temps, boivent des coups ensemble, etc. Ils apprennent à ce connaître et on les découvre dans le même temps. Bien évidemment, on se doute bien qu’en mettant 6 jeunes célibataires, tous plutôt mignons, dans une maison… des relations vont se créer. Mais là est la plus grosse différence avec nos télé-réalités : ce n’est pas vulgaire. Ils s’invitent à des rendez-vous le week-end après le boulot, vont faire du sport ensemble, discutent calmement autour d’une table, etc. Bref, les relations se mettent en place plus sainement que ce qu’on a l’habitude de voir. Comprendre par là : ça ne se roule pas des grosse pelles en maillot de bain sur le bord de la piscine.

Pour bien vous montrer le décalage entre Terrace House et nos télé-réalités, je vais vous donner un exemple. En gros, si je me souviens bien, la chose la moins « acceptable » qui se soit passée en 18 épisodes est qu’un gars a envoyé un mensonge par SMS par jalousie. Vous voyez le gouffre qui sépare ces deux mondes ou pas ?

Terrace House birthday
Et on fait des selfies…

Et, finalement, c’est même plus efficace qu’une série. On sait que les candidats existent, ce n’est pas une fiction et ils nous sont présentés comme des individus lambdas. On s’identifie forcément plus, on s’inquiète ou on se réjouit forcément pour eux, c’est génial ! Les différences culturelles sont aussi très intéressantes à observer. La manière dont les japonais, même jeunes, abordent les relations amoureuses est tellement différente de chez nous que regarder Terrace House a quasiment quelque chose de sociologique. On assiste donc à des scènes parfois ultra frustrantes pour nous (occidentaux) ou d’autres fois particulièrement romantiques pour une télé-réalité. On se prend véritablement au jeu.

J’ai pris un plaisir fou à voir les relations entre les candidats évoluer, à constater que certains changeaient véritablement au contact des autres et que des amitiés et relations amoureuses se créaient. J’ai souri, ri, pleuré, stressé pour eux… et c’est plutôt bon signe. En fait, c’est ce que je disais, c’est une série mais ce ne sont pas des acteurs. Voilà pourquoi ça marche très bien !

Terrace House studio
Le mec à droite est un démon, je l’adore.

Des animateurs en studio (photo ci-dessus) introduisent chaque épisode et commentent par moment. Ils semblent découvrir les épisodes en même temps que nous et les commentent comme on le ferait entre potes. Même si le gamin de 14 ans un peu trop parfait à tendance à me gaver, les autres sont globalement très drôles avec une mention spéciale pour celui que j’appelle le démon, tout à droite (il est hilarant). Ils nous permettent même de parfois un petit peu mieux comprendre pourquoi tel ou tel candidat agit ainsi ou est perçu comme cela. Ce programme est initialement non-calibré pour des occidentaux et le simple fait de voir les animateurs commenter de temps en temps l’avancée de l’aventure nous permet de mieux cerner la pensée japonaise.

Je tiens également à souligner que le show est très bien filmé. Il y a un travail sur l’esthétique qui n’a jamais été vu chez nous et je pense que Netflix n’y est pas pour rien. Après, je reconnais ne pas avoir vu les saisons diffusées avant que Netflix ne récupère les droits sur cette émission mais j’ose penser qu’ils n’y sont pas pour rien.

Je crois que je pourrais parler de Terrace House pendant des heures, j’ai certainement oublié énormément de choses mais bon… je ne peux que vous recommander très vivement de regarder cette télé-réalité sur Netflix. Elle compte aujourd’hui 18 épisodes, plus du double au Japon, et j’attends avec impatience la suite. J’ai été surpris d’épisode en épisode et, sans vous spoiler, la saison 1 vous promet de très nombreux rebondissement de retournement de situations. Bref, je suis comme un fou, on dirait une vieille devant les feu de l’amour.

Je vous partage le générique du show qui est vachement cool. On est loin des Ch’tis. Et voici le lien pour regarder Terrace House sur Netflix.

Mon avis sur Sword Art Online – Calibur

Décidemment, la folie Sword Art Online ne se calme pas chez Ototo. Disponible depuis le  26 mai dernier dans toutes les bonnes librairies, Sword Art Online – Calibur de CSY est un one-shot consacré à un nouvel arc dans ALfheim Online.

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De retour dans ALfheim Online, Kirito apprend que la quête pour retrouver Excalibur, l’épée la plus puissante, a été découverte. Accompagné d’Asuna et de tous ses compagnons d’arme, il part à la recherche de l’artéfact légendaire !

Avant toute chose, je tiens à mettre en avant le travail incroyable qui a été fait sur la couverture du manga. L’illustration représentant les protagonistes de ce récit est absolument somptueuse et offre à cet arc Calibur la plus belle couverture de l’année 2016, pour le moment. Voilà, c’est dit !

Sword Art Online Calibur

Nous commençons à nous y habituer et qui dit nouvel arc dit nouveau dessinateur pour Sword Art Online. C’est, cette fois-ci, à CSY que nous devons ce one shot. Si Calibur n’impressionne pas pour la qualité de son scénario, il nous fait le plaisir de nous faire retrouver les personnages qui ont su marquer les trois arcs précédents (Aincrad, Fairy Dance et Phantom Bullet). Fan service oblige, la gent féminine est particulièrement au rendez-vous mais le mangaka ne tombe pas non plus dans le piège du harem habituel. Il est clair que la spécialité de CSY n’est pas de raconter des histoires. Il nous balance une quantité d’informations assez indigestes sur le premier chapitre pour très rapidement nous proposer ce qu’il sait faire de mieux : des scènes d’action. On se doute de toute manière qu’un arc comme celui-ci est plutôt fait pour retrouver des personnages que nous apprécions plutôt que pour raconter une histoire absolument folle. On nous sert une quête des plus classique pour finalement obtenir un manga sans grande prétention avec de l’humour mais surtout de l’action et de magnifiques dessins.

La couverture brille clairement grâce au travail d’illustration qui a été effectué mais le manga au complet tient la route et éblouit même lors des scènes de combat. Les phases d’action sont fabuleuses et les détails assez incroyables. Je me suis surpris à stopper ma lecture à plusieurs reprises pour apprécier comme il se doit ce que j’avais sous les yeux. On comprend clairement la volonté de l’auteur de ce centrer sur ce qui doit faire le charme de ce one shot : l’aventure !

Les amoureux de mythologies diverses auront également le plaisir de retrouver la légende de l’épée excalibur revisitée mais également de nombreuses références aux mythologies nordiques. Si les noms de Thor, Freyja ou encore Thrym vous parlent, vous apprécierez très certainement les petits clins d’œil faits à ces légendes de nord.

Sword Art Online Calibur

Bref, Calibur ne vous bluffera donc pas grâce à son scénario ou ses qualités d’écriture mais le plaisir de retrouver vos personnages favoris lors de scènes d’action admirablement bien dessinées devrait amplement vous satisfaire en attendant la suite des arcs Progressive et Phantom Bullet. Cet arc s’adresse clairement aux fans de la série qui cherchent quelque chose à se mettre sous la dent avant d’attaquer les prochains volumes Ototo estampillés SAO.

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Test du Google Nexus 6P by Huawei

Après m’être fait voler mon Google Nexus 5 by LG dans le métro de Mexico City (RIP), il m’a fallu un nouveau smartphone. Amateur des produits conçus par Google (Nexus, Chromecast, etc.), je me suis assez naturellement orienté vers la nouvelle gamme de Nexus. Le Nexus 6P, le haut de gamme signé Google et produit par Huawei, a été un choix plutôt évident car j’avais besoin d’un smartphone assez balèze pour des usages variés pour mes déplacements. Après quelques mois d’utilisation, voici mon test.

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On me demande assez fréquemment pourquoi les Nexus de Google ? Pourquoi ce choix ? Tout simplement car Android = Google et qui dit téléphone produit par Google dit toutes les nouvelles versions de l’OS le jour J et sans aucune surcouche. L’environnement est toujours parfait et, à la manière d’Apple, complètement homogène puisque c’est le bébé de la firme. En plus de ça, je trouve les produits et les services Google toujours très bien finis et efficaces : Chromecast, Nexus, Drive, Gmail, Maps et tout ce que vous voulez.

Bref, venons en à ce qui nous intéresse. Après avoir bossé avec LG pour sa gamme précédente, c’est cette fois-ci avec Huawei que Google s’est lié pour produire ses modèles de smartphones. Le Nexus 6P se veut être le nec plus ultra du mobile avec quelques nouveautés : le Nexus Imprint, un port USB Type-C, une nouvelle caméra plus puissante et Android 6.0 Marshmallow.

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En terme de design, le Nexus 6P a tous les atouts pour me plaire. Le look n’est, évidemment, pas très éloigné des smartphones Huawei (<3) avec une coque en aluminium. La caméra, quant à elle, est dans une espèce de décroché en verre de saphir. Ça casse un peu l’aspect souvent trop lisse de beaucoup de smartphones et ça lui apporte une certaine élégance. Pour sa grande taille (écran de 5,7 pouces), le téléphone reste à la fois compact et léger, ça a été ma première grande surprise. Seul petit bémol, j’ai évidemment pris un étui pour protéger le mobile (ça me ferait vraiment chier de le péter) et il faut avouer que ça commence à faire gros dans la poche. Après, c’est un choix, si on veut quelque chose de plus compact il faut taper sur du 5 pouces ou moins.

Après environ 2 ans à utiliser le Nexus 5, le 6P m’a fait halluciner avec son écran, l’évolution est impressionnante. Il est lumineux, les couleurs sont vraiment belles et même en basse luminosité ça reste ultra propre. Dans mon entourage certains sont utilisateurs d’iPhone 6 Plus, par exemple, et le Nexus n’a franchement rien à lui envier. Le rendu sur la vidéo et sur les jeux est impeccable, ma tablette fait un peu pitié à côté.

Pour ce qui est de l’usage, je me sers principalement du smartphone pour la visio, le jeu, les réseaux sociaux, les mails, l’organisation de mes voyages et la musique. Inutile de revenir sur les réseaux sociaux, les mails et les voyages, pour ça tous les téléphones feront plus ou moins le même boulot.

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Oui, Clash Royale c’est super cool !

On attaque avec la visio qui est juste géniale puisque l’écran est grand, beau et la caméra frontale est de bonne facture. Le téléphone ne chauffe pas spécialement alors que c’est généralement très gourmand sauf peut être après 2 ou 3h de visio non-stop avec l’étui autour du mobile. En gros, il faut lui en mettre dans la gueule pour que ça chauffe un tout petit peu. Côté jeu, c’est nickel aussi. Je ne fais rien tourner de complètement dingue : Monument Valley, Clash Royale, Lara Croft Go, etc. et ça tourne parfaitement. Concernant la musique, je dois vous avouer avoir un usage assez limité, je n’utilise pas de gros casque et je n’ai pas les compétences pour en parler pertinemment. D’après ce que j’ai lu c’est correct, c’est dans la moyenne mais ce n’est pas transcendant.

Je ne l’ai pas cité plus haut car je souhaitais lui dédier un paragraphe complet : l’appareil photo. Jusque là quand je voyageais je me baladais avec mon appareil photo, un reflexe. J’avais à la base acheté mon reflexe pour de la vidéo et je ne suis pas du tout expert en photo. Maintenant que j’ai un mobile avec un appareil photo qui tient la route, je n’utilise plus mon reflexe en voyage si ce n’est pour la vidéo. Les photos sont vraiment très belles, tout le monde me demande d’ailleurs avec quel appareil je prends mes clichés de voyage, c’est dire !

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En autonomie, le smartphone me fait la journée alors que je lui en mets pas mal dans la gueule. Visio en 4G et wifi, idem pour la vidéo, jeu en 4G surtout et le reste se trouve être de l’usage classique. J’ai de toute manière pris l’habitude depuis des années de charger mes smartphones tous les jours donc bon… ça me va très bien et il semble plus que correct sur ce terrain. Pour rester dans le domaine de la charge, le Nexus 6P est équipé d’une port USB de type C contrairement à ses prédécesseurs qui fonctionnaient en micro USB. On peut connecter le chargeur dans les deux sens sans que celui-ci ne s’abîme et les données se transfèrent plus vite avec le PC. On regrettera seulement la petite taille du câble fourni.

Et le petit détail qui fait la différence : le Nexus Imprint, une reconnaissance d’empreinte digitale qui se situe à l’arrière du mobile. Sa localisation est chouette et, comme nous posons naturellement notre doigt à l’arrière pour tenir le téléphone, tout à fait intuitive. Je n’ai jamais de souci pour déverrouiller mon portable contrairement aux capteurs iPhone et je ne me sers maintenant plus que de ça.

Bref, le Nexus 6P est vraiment un super smartphone. Il a les dernières MAJ Android, il est réactif, le lecteur d’empreintes est efficace, l’écran super amoled est magnifique et je n’ai vraiment pas grand chose à lui reprocher. Le téléphone n’est plus si cher que ça en rapport / qualité prix puisque vendu dans certains shops à 549€ au lieu de 649.

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Let’s Play : 3DS in Quimper le 5 juin

Le dimanche 5 juin 2016, dès 14h à Créac’h Gwen à Quimper, en compagnie des membres de mon association Let’s Play, nous donnons rendez-vous à tous les amateurs de Nintendo 3DS pour un nouveau 3DS in Quimper. Cette fois-ci nous donnons rendez-vous aux gamers en extérieur avec un petit tournoi sur Mario Kart 7.

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Sur cette saison 2015-2016, nous avons déjà organisé deux 3DS in Quimper. Un premier au Café des Arts puis un second au même endroit mais qui se trouvait être un évènement officiel Monster Hunter soutenu par Capcom. Pour clôturer les saison, et avec l’arriver du beau temps nous nous sommes dits qu’organiser un nouveau 3DS in Quimper dans le parc de Créac’h Gwen. Pour l’occasion, nous organisons un tournoi sur le jeu Mario Kart 7 avec des lots à gagner à la clé.

Pour ceux qui ne sauraient pas en quoi consiste les rendez-vous « 3DS in » : chacun ramène sa console avec ses jeux pour jouer avec d’autres joueurs. Donc si t’as envie de casser des gueules sur Smash Bros., d’échanger des Pokémon ou de visiter des villages Animal Crossing… viens ! Je tiens à préciser pour info, et pour éviter les mauvaises surprises, qu’il est important de bien charger sa console à 100%. Nous serons en extérieur et nous n’aurons pas forcément ce qu’il faut pour charger vos 3DS. Nous prévoirons tout de même quelques consoles supplémentaires pour ceux qui n’en auraient pas et qui voudraient s’amuser avec les autres.

Comme toujours, l’accès à notre évènement est gratuit et j’espère que vous serez nombreux au rendez-vous !

Luigi MK8 - 3DS in Quimper
C’est Mario Kart 8 mais le gif est cool !

En attendant, je vous invite très fortement à suivre la page Facebook de Let’s Play pour vous tenir au courant de toutes nos actualités. On organise à peu près un évènement tous les mois et demi.

Mon avis sur Gate – Au-delà de la porte T.1 & 2

Toute fraichement arrivée chez Ototo, la série Gate – Au-delà de la porte fait déjà un petit peu parler d’elle. Avec deux tomes signés Yanai Takumi et Sao Satoru sortis le 13 mai dernier, cette série mêlant action et fantasy a pas mal d’arguments pour plaire.

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20XX, un été dans le quartier de Ginza en plein cœur de Tokyo, une mystérieuse porte donnant sur un monde parallèle apparaît brusquement. De celle-ci surgissent des monstres et des soldats d’un autre temps. Les Forces japonaises d’autodéfense, les FJA, interviennent et s’installent ensuite dans cet autre monde pour y entreprendre une mission d’exploration…

C’est en écrivant cet article et en prenant le synopsis que je me rends compte du parallèle qui pourrait être fait entre la série Stargate et ce manga. Évidemment, les thématiques ne sont pas les mêmes. Mais le concept de porte reliant des mondes, des équipes militaires qui partent explorer ce qui se cache de l’autre côté de cette porte, et les intérêt politiques et économiques des uns et des autres… il y a tout de même quelques similitudes.

Étant amateur des introductions qui prennent bien leur temps, j’ai été rapidement déstabilisé par Gate. Une très courte intro et nous sommes tout de suite dans le feu de l’action. Nous y découvrons deux univers bien distincts, un monde réel peuplé d’humains et un autre issu de la culture fantasy avec des elfes et des créatures de tous types. Ça peut être surprenant mais c’est très certainement la grande force de Gate.

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Gate bénéficie, selon moi, de deux forces majeurs : ses univers et la découverte qui est liée à l’apparition du nouveau monde. En créant une porte entre le monde humain que nous connaissons et celui d’un monde fantastique, Gate arrive à jouer avec les genres. D’un page à l’autre nous basculons de la Terre, où les grands de ce monde s’interrogent sur le potentiel de cette découverte, à des phases d’exploration des FJA dans ce nouvel univers. Étant nous même humains, nous découvrons au travers des yeux des FJA ce monde fantastique et toutes ses richesses.

Là où on s’attendrait à ce que Gate soit un manga mettant en scène des batailles dantesques entre des créatures fantastiques et des humains, on nous promet ici des jeux politiques qui risquent d’être tout aussi (si ce n’est plus) intéressants. La découverte d’un nouveau monde pour les humains est signe de nouvelles ressources, nouvelles terres, etc. Pas de Chance pour les États-Unis qui aimeraient se servir à droite à gauche ou pour les Chinois qui aimeraient carrément s’installer, la porte entre les mondes se trouve au Japon. Peut être même plus que l’exploration du monde fantastique, j’attends vraiment de voir quels sont les éventuels conflits qui pourraient se déclencher sur Terre. Nous savons tous à quel point les humains sont fous quand il s’agit de conquête et de richesses. Finalement, est-ce que l’apparition de cette porte ne signera pas une guerre entre humains plutôt qu’une guerre entre les deux mondes. Tous ces questionnements sont assez excitants.

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Je ne suis personnellement pas ultra fan de ce genre de dessins mais je dois reconnaitre que les planches sont à la fois très riches et très lisibles. Satoru Sao se fait notamment plaisir sur les scènes fantastiques où on y découvre décors, dragons et créatures en tous genres tous plus incroyables les uns que les autres. Un gros travail a également été fait sur tout ce qui touche à l’aspect militaire : véhicules, armes, etc… là aussi c’est assez impressionnant.

On pourrait s’y perdre un petit peu au début tellement son univers est riche mais Gate est une œuvre qui est pleine de promesses : enjeux politiques, conflits d’intérêts et un monde entier et inconnu à découvrir avec ses environnements, ses races et ses créatures… Ce manga risque d’être l’un des titres phares d’Ototo pour cette année 2016. Croisons les doigts pour que la suite de Gate – Au-déjà de la porte soit à la hauteur de ces deux premiers volumes.

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