Ciné Mois : mars 2015

Je sais, je n’ai pas parlé de cinéma sur le blog depuis plusieurs semaines. Et pourtant, je passe beaucoup de temps dans les cinémas. Le fait est que je commence à manquer de temps pour écrire des critiques de tous les films que je vois. Voilà pourquoi, à chaque fin de mois, je vous ferai un petit bilan rrapideapide des films que j’ai pu voir au cinéma au cours du mois en cours. Cette chronique devrait donc débarquer généralement entre le 27 et le 31, astuce pour ne pas vous donner de date précise.

Chappie

Chappie

Voilà un film dont je n’avais que très peu entendu parler avant sa sortie. J’avais pu voir quelques affiches à droite à gauche sans vraiment me pencher sur le film. Chappie est un film de SF réalisé par Neill Blomkamp (Distric 9, Elysium) mettant en scène un robot soldat ayant reçu une intelligence artificielle. Celui-ci va se faire « élever » par un groupe de petits gangsters qui vont l’éduquer à leur sauce. Particulièrement bien foutu, le réalisateur a eu la bonne idée de traiter ce personnage super intelligemment en le faisant évoluer comme un humain mais sur une période beaucoup plus courte. Il commence donc comme un bébé qui apprend puis tente de comprendre le monde.

Les thématiques abordées dans le film sont plus intéressantes. Elles ne sont pas révolutionnaires mais pour une fois j’ai l’impression qu’elles sont bien traitées sans qu’il y ait forcément de trop gros parti pris. L’univers du film est quant à lui complètement fou, que ce soit visuellement ou techniquement.

J’ai également été super surpris par toutes les émotions par lesquelles Chappie arrive à nous faire passer. J’ai ri, j’ai été ému, etc. L’interprétation des acteurs est parfaite et le travail sur l’animation de Chappie est irréprochable. On en oublierait presque parfois qu’il s’agit d’un robot et non pas d’un humain. Bref, joli coup de cœur pour ce film que j’approuve à fond !

Inherent Vice

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Quelle joie quand j’ai découvert que Quimper avait un ciné dédié au cinéma d’art et essai. Le plus triste dans l’histoire, c’est que la programmation n’est pas du tout mise en avant parce que, visiblement, ce ciné sert un bon paquet de films que je regrettais de ne pas voir de par chez moi. Bref, j’ai pu voir avec un collègue l’intrigant Inherent Vice, le dernier polar complètement dingue de Paul Thomas Anderson. Je dois vous avouer que je serais actuellement incapable de vous résumer le film, je vous refile donc le synopsis de celui-ci. L’ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu’elle est tombée amoureuse d’un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l’épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire… Mais ce n’est pas si simple… C’est la toute fin des psychédéliques années 60, et la paranoïa règne en maître. Doc sait bien que, tout comme « trip » ou « démentiel », « amour » est l’un de ces mots galvaudés à force d’être utilisés – sauf que celui-là n’attire que les ennuis.

Ce scénario est avant tout un prétexte à faire jouer des acteurs de grand talent et à créer un univers visuel plutôt soigné, en adéquation avec la dinguerie des dialogues et des rebondissements. Le film est un peu trop long et un poil compliqué mais je pense qu’il faut mettre son cerveau de côté pour pouvoir profiter pleinement de l’humour des situations et des personnages. Inherent Vice ne ressemble pas du tout à ce dont je m’attendais mais une chose est sûre : je me suis marré. Je vous déconseille, par contre, de vous plonger dans le film après 22h si vous avez mangé un bon gros burger juste avant, certains dialogues un petit peu longuets risqueraient de vous faire piquer du nez.

’71

'71 film

A l’occasion de la semaine So British au Cinéille de Quimper, le ciné a décidé de diffuser ’71 de Yann Demange en VOSTFR, un film poignant, violent et terriblement réaliste. Les évènements se déroulent durant les conflits entre catholiques et protestants en 1971 en Irlande. On y suit un jeune soldat anglais envoyé en renfort sur place qui se retrouvera rapidement au cœur d’une embuscade et éloigné de son camps. En plein milieu du territoire ennemi, il tentera désespérément de retrouver sa base en tentant d’échapper aux hommes qui veulent sa peau.

Le film est porté à bout de bras par un jeune acteur que je ne connaissais pas et dont la prestation est assez fabuleuse. Ce film est juste dingue et nous tient en haleine tout du long. J’ai rarement flippé comme ça pour un personnage de film dans ma vie, c’est dire à quel point l’histoire est bien menée et les personnages convaincants. Si vous aimez les drames et les films sur l’histoire de l’Irlande, jetez vous sur ’71 !

Divergente 2 : L’insurrection

Divergente 2

Là encore, le Cinéville organisait une soirée spéciale à Quimper avec la diffusion sur une soirée de Divergente 1 et 2. Suite au premier opus de la saga que j’avais trouvé bien sympathique, j’espérais encore une fois quelque chose de bon pour ce deuxième volet. Malheureusement, sans être non plus mauvais, Divergente 2 n’est pas spécialement au niveau de son prédécesseur.

On perd clairement l’aspect surprenant qui m’avait tellement plu par le passé. Ici, ça part dans tous les sens pour finir exactement où on s’attend que ça se finisse. Trop de personnages pas assez travaillés, des erreurs dans la mise en scène et quelques longueurs par moments… c’est franchement dommage. Mais à côté de ça, il me semble nécessaire de préciser qu’il y a un travail visuel assez sensationnel quelques fois et notamment sur la fin du film.

Espérons que la suite relèvera un peu plus le niveau de celui-ci mais je perds légèrement espoir en l’avenir de la saga. Croisons les doigts pour le 3ème film !

The Voices

thevoices

Après Chappie, The Voices est la deuxième très bonne surprise du mois. Avec un casting pas mal du tout (Anna Kendrick <3 <3 <3), cette comédie à tous les atouts nécessaires pour me plaire. On y suit les péripéties de Jerry, incarné par Ryan Reynolds, un schizophrène qui a pour habitude de discuter avec ses animaux et notamment son chat qui le pousse à commettre des meurtres.

Tout est bon dans ce film. Les acteurs sont parfaits, les idées de réalisation sont super nombreuses et le réalisateur arrive à jongler avec les genres à la perfection, c’est excellent ! Ryan Reynolds est exceptionnel, son interprétation est nickel, il n’y a rien à redire. Le voir dans ce rôle de mec un peu simple et de schizo est hilarant. J’aimerais vous citer toutes les bonnes idées de ce film mais elles sont trop nombreuses. Une des meilleures idées du film est de montrer le monde à travers les yeux du personnage principal, monde qui change en fonction du fait qu’il soit sous médicaments ou non. A côté de ça, on passe de la comédie, au thriller ou au film ‘horreur en jouant avec les codes de chaque genre cinématographique.

Mais surtout… un chat qui cause et qui dit à son maître de buter des gens… l’idée du mois quoi ! The Voices est à voir absolument. Et le reste des films de la réalisatrices aussi.

Diversion

Diversion Affiche

Il en fallait bien un ce mois-ci. Diversion, c’est le film bof du moment, c’est sympa mais sans plus. Que dire de plus ? On y suit une bande d’arnaqueurs et notamment un couple interprété par Will Smith (le mec qui ne fait plus d’entrées au box-office) et Margot Robbie (<3) dans leurs diverses manipulations. J’apprécie généralement les films mettant en scène des arnaqueurs ou des magiciens car le réalisateur en profite pour nous arnaquer nous-même avec le scénario. Malgré ses bonnes idées, Diversion ne m’a pas beaucoup plus surpris que ça. C’est certainement du au grand nombre de films du genre que j’ai vu, mais à part une certaine scène avec un Chinois (j’ai serré les fesses), je n’ai pas été plus sur le cul que ça.

Côté ambiance, la première scène du film était franchement cool, celle avec le Chinois aussi mais tout le reste n’est pas spécialement original : argent, voitures, filles en bikini… je n’adhère pas plus que ça si on n’innove pas sur le sujet. En soi, le film n’est pas mauvais du tout mais il manque un petit (ou un gros) quelque chose pour réellement lui donner du relief. Pour ceux qui aimeraient voir un petit film sympa en couple, le film n’est pas dégueulasse mais orientez vous plus vers un The Voices ou un Chappie pour ce mois de mars, ils valent plus le détour.

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